Dijon est fière d’accueillir pour la première fois les Assises Européennes de la Transition Énergétique, comme un acte militant, au sens le plus noble et impérieux du terme, à l’heure où la puissance de la désinformation climatique parvient parfois à faire vaciller des principes, voire des lois, qu’on pensait acquis.
Capitale barycentre de la région Bourgogne-Franche-Comté, Dijon métropole incarne un territoire en juste croissance où il fait bon vivre, à la fois urbain et rural, qui correspond précisément à ce à quoi nos concitoyens aspirent aujourd’hui : un haut niveau de qualité de vie et de services ; une échelle de proximité qui garantit solidarité et efficacité de l’action publique ; mais surtout un engagement fort en faveur de l’écologie urbaine, avec des investissements massifs et de nombreuses innovations à la clé comme autant de symboles de notre foi indéfectible en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Des choix décisifs ont été opérés dès les années 2000 et nous permettent aujourd’hui de porter une action globale et volontariste qui fait référence jusqu’à l’échelon européen. Programme RESPONSE, programme Villes climatiquement neutres et intelligentes, programme Pilot Cities : nous portons une vision systémique, coopérative et sociale reconnue par la Commission européenne.
Un modèle dijonnais de transition climatique et énergétique se dégage, par notre capacité à agir sur tous les registres et à rester maîtres de la gouvernance tout en nouant des partenariats avec de grandes entreprises privées à forte expertise. Un modèle de progrès durable qui s’appuie autant sur les projets structurants – la plupart opérationnels et « visitables » lors de ces Assises 2026 – que sur les actions de proximité, en associant largement les acteurs socio économiques du territoire et les habitants.
Pour le dire autrement, la question de l’énergie, mais aussi celle de la biodiversité, sont des défis majeurs qui sont appréhendés de façon transversale dans toutes nos politiques publiques : urbanisme, aménagement et usage des sols, mobilités, développement économique, alimentation, préservation des ressources, etc. Avec, pour les élus de Dijon métropole, la conviction que l’énergie est un service essentiel auquel chaque citoyen a droit, à commencer par les plus fragiles, impliquant de passer d’une vision moins technique de l’écologie dans les quartiers à une vision qui émancipe les habitants et les rend acteurs de leur territoire.
Accueillir les Assises à Dijon, quelques semaines seulement après les élections municipales et intercommunales du printemps prochain, c’est aussi réaffirmer à l’unisson de Bordeaux, Dunkerque et Strasbourg – co-organisateurs
de l’événement – que les mutations qui sont devant nous ne pourront réussir sans les collectivités locales. Nos territoires ont prouvé leur capacité à proposer, décider, mettre en oeuvre. Ils sont en première ligne pour insuffler le besoin vital de repenser nos modes de production, de consommation et, plus largement, notre façon de vivre.

FRANÇOIS REBSAMEN
Président de Dijon métropole
Ancien ministre

JEAN-PATRICK MASSON
Vice-président de Dijon métropole, délégué à la transition écologique, aux déchets et aux énergies renouvelables
Pour faire face aux défis climatiques et de biodiversité et préserver la cohésion sociale, les atouts dont dispose Dijon métropole sont nombreux : retour du tramway, piétonisation quasi intégrale du centre historique, développement des pistes cyclables, création d’un réseau de chaleur alimenté à 70 % par les énergies renouvelables dont celles produites par notre usine d’incinération, méthanisation des boues issues du traitement des eaux usées, accompagnement à la rénovation thermique des bâtiments des bailleurs sociaux, construction d’une quinzaine d’éco-quartiers, programme RESPONSE
et son démonstrateur de la ville bas carbone, Université populaire du climat et de la biodiversité… Les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire ont déjà reculé
de 23 % entre 2010 et 2020 et les actions engagées ont permis de contribuer à l’amortissement de l’envolée des coûts de l’énergie pour de nombreux habitants.
Car les choix écologiques que nous portons doivent s’accompagner d’une dimension sociale et solidaire revendiquée.
À Dijon, la transition écologique n’est pas une idée lointaine ou abstraite : c’est un engagement de terrain, quotidien, visible et partagé. Depuis plus de 20 ans, la métropole agit à tous les niveaux pour construire une ville plus durable, plus sobre en carbone et surtout plus solidaire.
Dijon métropole entend contribuer à la sortie des énergies fossiles en privilégiant les énergies renouvelables et locales. Comme en témoignent son réseau de chaleur urbain, un premier parc de 44 000 panneaux photovoltaïques déployés avec EDF sur les 17 ha d’une ancienne décharge de produits inertes au nord de Dijon ou encore une usine de production de biométhane valorisant des boues d’épuration, la métropole veut s’engager à atteindre la neutralité carbone sans attendre 2050. La mise en oeuvre du projet RESPONSE d’autoconsommation collective dans le quartier de la Fontaine d’Ouche et de sa réplicabilité à d’autres territoires européens participe également de cette ambition.
Un des leviers essentiels réside dans l’adoption en juin 2025 d’un Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) singulier. Souhaitant s’engager au-delà du cadre réglementaire, la métropole y a ajouté deux dimensions essentielles en cohérence avec des politiques qu’elle déploie au quotidien :
• La préservation de la biodiversité, prise en compte dans les documents de planification et les projets d’aménagement et qui contribue au stockage de carbone par le développement de solutions basées sur la nature ;

• L’alimentation durable , orientation cohérente avec le poids que représente le circuit « du sol à la fourchette » en termes d’émission de gaz à effet de serre (25%) mais aussi pour son potentiel de séquestration du carbone.
Ce Plan Climat « augmenté » vient réaffirmer et articuler le système d’actions métropolitain déjà à l’oeuvre : énergie, déchets, développement économique, mobilités, habitat et urbanisme, qualité de vie et santé. Autant de compétences qui confèrent à Dijon métropole un rôle clé dans la structuration et l’animation d’un Schéma Directeur des Energies, volet à part entière du Plan Climat et Biodiversité, pour renforcer l’autonomie énergétique effective de notre territoire, en conjuguant collectivement l’accroissement de la production d’énergie renouvelable et la diminution de la demande énergétique locale.

À l’échelle européenne, le projet innovant RESPONSE place Dijon parmi les villes pionnières en matière d’énergie positive. En lien avec la ville de Turku, en Finlande, Dijon transforme le quartier Fontaine d’Ouche, emblématique de sa diversité sociale et urbaine, en un quartier pilote de la ville durable de demain : bâtiments rénovés, panneaux solaires, pilotage intelligent de l’énergie… mais aussi implication directe des habitants, des professionnels, des écoles et des associations. Car la réussite de la transition écologique ne repose pas seulement sur des technologies. Elle dépend avant tout d’une mobilisation collective, inclusive et locale. À Fontaine d’Ouche comme ailleurs, les citoyens sont au coeur du changement et inventent une nouvelle manière de vivre la ville : plus économe, plus résiliente, plus humaine.
Depuis 1999, les Assises Européennes de la Transition Energétique, le rendez-vous annuel des acteurs engagés dans la transition énergétique des territoires.
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